Fabrice Azzolin

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D’abord étudiant, puis enseignant à l’École supérieure des Beaux Arts de Nantes, Fabrice Azzolin a exercé, en parallèle de son activité d’enseignement, différents métiers lui offrant de belles rencontres : comédien harmoniciste, régisseur plateau puis chef décorateur au festival de Saint-Florent-le-Vieil, montreur d’ombres. D’autres métiers lui ont fait apprécier la solitude : maquettiste d’architecture, restaurateur d’œuvres d’art, concepteur de décors, constructeur de cabanes.
Le métier d’enseignant étant pour lui l’un des plus beaux métiers qui soient, l’un des plus périlleux, le Métier de vivre en quelque sorte, pour reprendre le titre éponyme d’un recueil de textes de Cesare Pavese.


Il y a une douzaine d’années, l’acquisition, avec une amie, d’une maison en bord de Loire fut l’élément déclencheur de la conception et de la réalisation du Théâtre de Mémoires, lieu d’exposition permanente où rien ne sera vendu, sinon des cartes postales et de quoi se sustenter à partir d’un menu de Eat Art.
Un Théâtre à mi-chemin d’un cabinet de curiosités et d’un palais de mirages, de trompe l’œil et d’illusions d’optique. 
Située dans le village de la Martinière sur la commune du Pellerin, cette construction en bois a pour vocation de recevoir, en des temps moins agités que ceux que nous venons de traverser, les promeneurs des bords de Loire. Ces derniers pourront contempler, dans le silence, le Pavage de Mémoires, puis un ensemble conséquent de vitrines, sculptures, céramiques, dispositifs visuels à transformations, installations sonores et olfactives. Le tout constitue un hommage appuyé aux créations humaines et à celles de la Nature, au sens large du terme. 


La philosophie de ce projet d’une vie est en partie résumée par cet extrait visionnaire du livre de Théodore Monod, Le Chercheur d’absolu*, que Fabrice Azzolin aime à citer : «  Le salut n’est-il pas dans l’artisanat, la frugalité, une certaine autarcie, l’art, le silence, et aussi une lenteur recelant la dynamique ? ».
Malicieux, ce qui n’empêche nullement une certaine gravité, Fabrice dit de lui qu’il ne cherche pas la reconnaissance, mais recherche la connaissance.
 
*Le Chercheur d’absolu, Théodore Monod, collection Folio, éditions Gallimard, 1998, page 65.