Les animaux présentés dans le vivarium du muséum de Nantes ne font l’objet d’aucun commerce. Obtenus par saisies, échanges ou cession, ils ont parfois été sauvés grâce à l’intervention du muséum. Ces animaux bénéficient de soins appropriés et respectueux, conformes aux exigences réglementaires sur la protection et la présentation des espèces sauvages.

Foire aux questions

Sous quelles conditions puis-je détenir une tortue de terre du genre Testudo ?

Si vous souhaitez détenir une Testudo graeca, Testudo hermanni, Testudo (Agrionemys) horsfieldii, Testudo kleinmanni, Testudo marginata, vous devez obligatoirement remplir une déclaration de détention.

> jusqu'à 6 individus adultes :
Avant de vous procurer la tortue, vous devez au préalable transmettre une déclaration de détention à la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de votre département. Le formulaire de déclaration est disponible ici ou vous pouvez déclarer la détention directement sur ce portail.

- Dès réception de confirmation de détention, vous pouvez acquérir l’animal
- Vous devez procéder à l’identification de la tortue (pose d’une puce électronique par un vétérinaire)
- Vous devez vous enregistrer sur le site de l’I-Fap.
- Vous devez détenir un registre des entrées et sorties de vos animaux ainsi déclarés

> au-delà de 6 individus :
vous devez obtenir un Certificat de Capacité et une autorisation d'ouverture (s’informer auprès de votre DDPP pour la Loire-Atlantique).

Quelles obligations juridiques suis-je contraint.e de suivre quand je détiens un NAC sous annexes A à D du règlement européen n° 338/97 ?

Cette information, ainsi que l’autorisation qui l’accompagne ont dû vous être délivrées par le vendeur.
Elles sont liées à l’application de l’arrêté du 8 octobre 2018 :

- Obligation de marquage individuel et permanent (puce électronique)
- Obligation d’enregistrer votre animal dans le fichier national d'identification I-Fap
- Obligation de tenir à jour un registre des entrées et sorties de vos animaux
- Obligation de détenir un nombre minimale de spécimens à son domicile

Que mangent les serpents ?

Animaux carnivores, la plupart des espèces vendues se nourrissent de rongeurs. Vous devez obligatoirement vous procurer des rongeurs congelés ou faire votre propre élevage de rongeurs domestiques.
Certaines espèces se nourrissent de poissons, exclusivement ou non.

Combien de temps vit un reptile ?

Même si l’espérance de vie dépend de chaque espèce, elle est généralement grande chez l’ensemble des reptiles. Le python royal, par exemple, peut dépasser les 20 ans. C’est chez les tortues que l’on trouve les espérances de vie les plus longues, dépassant le plus souvent les 60 ans voire les 150 à 200 ans chez les tortues des Seychelles.

Le reptile est-il un animal qui aime le contact humain ?

Non.
Si vous désirez posséder un animal pour le manipuler tous les jours et avoir une relation affective avec lui, le reptile n’est pas l’animal à choisir !
Même si un lien peut se créer avec certaines espèces comme avec les lézards ou les tortues, ces animaux préfèrent tout de même l’indépendance.

Puis-je garder un reptile sauvage trouvé dans la nature ?

Non.
En France, les reptiles sont tous protégés et certains sont même en danger d’extinction. Il est formellement interdit de capturer des espèces sauvages pour les garder chez soi en captivité. Vous pouvez consulter les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Que faire si je trouve un reptile blessé ?

Assurez-vous tout d’abord que l’animal soit vraiment blessé.
Les reptiles étant des espèces sauvages protégées, vous ne pouvez pas les transporter sans habilitation. Vous pouvez contacter l'Office Français de la Biodiversité (OFB) de votre département ou le centre de soins faune sauvage qui vous indiquera les démarches à suivre.
Les pompiers sont également habilités à récupérer l’animal chez des particuliers afin de l’amener dans un centre de soins approprié.

J’ai trouvé un animal exotique en divagation. Que dois-je faire ?

Vous pouvez contacter l'Office Français de la Biodiversité (OFB) de votre département. Cet office est compétent pour prendre en charge l'animal.

J’ai un serpent sur mon terrain, comment l’en déloger ?

Vous pouvez tout simplement le laisser tranquille.
Si vous souhaitez le faire partir, surtout ne le tuez pas ! Les serpents sont des animaux protégés et utiles, indispensables au bon fonctionnement de l’écosystème dans lequel ils vivent. Vous pouvez contacter les pompiers qui se chargeront de venir capturer le serpent et respecteront la procédure à suivre.

À quoi dois-je penser avant d’acquérir un reptile ?

- À qui est destiné l’animal et qui s’en occupera quotidiennement ?
- Pourquoi je veux un reptile ?
- Pourrai-je accepter d’avoir un reptile sans trop le manipuler car il n’apprécie pas trop le contact humain ?
- Combien de temps peut vivre le reptile que je veux ?
- Quelle taille fera-t-il quand il sera adulte ?
- Quel matériel est nécessaire pour que je l’accueille dans de bonnes conditions ? Et quel est le coût de l’ensemble du matériel nécessaire ?
- Où vais-je l’installer ?
- Ai-je les connaissances de base pour l’élever ?
- Que mange-t-il ?
- Pourrai-je le nourrir convenablement et lui apporter tous les soins nécessaires ?
- Qui pourra s’occuper de lui quand je partirai en vacances ?
- Si mon animal tombe malade, est-ce-que je pourrai payer les frais du vétérinaire ?
- Suis-je prêt à faire toutes les démarches administratives s’il s’agit d’une espèce protégée ? (Voir ci-dessus la question « obligations juridiques »).

Est-ce qu’un serpent mord ?

Tous les animaux peuvent mordre ! Un serpent captif reste potentiellement sauvage et certaines espèces sont plus réactives que d’autres, n’hésitant pas à se défendre en mordant.

Les serpents non venimeux, dit constricteur, possèdent de nombreuses dents qui peuvent induire des morsures parfois douloureuses.
La constriction (action de serrer très fortement la proie pour l’étouffer) peut entraîner des accidents graves lorsque le serpent atteint une taille conséquente (>3m).
Les serpents venimeux possèdent moins de dents que les espèces « constrictrices » mais injectent grâce à leurs crochets un venin qui peut être plus ou moins « toxique » pour l’homme.

En cas de morsure, appeler le 112.

Concernant de nombreuses espèces, leur détention n’est pas autorisée et requièrent l‘obtention d’un certificat de capacité élevage selon l’arrêté du 8 octobre 2018 modifiant l’arrêté du 10 août 2004.