En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.

Autour de l'exposition

 

 

"Bruniquel, la grotte de l'architecte"
Auteur : Johann Bertrand Dhy

Cette exposition, mêlant céramiques et œuvres sur papier, a été inspirée par la plus ancienne construction humaine connue à ce jour : la structure souterraine de Bruniquel. Vieille de 178 500 ans, cette composition de stalagmites sectionnées, alignées ou empilées, fût réalisée dans une grotte de la vallée de l’Aveyron par l’homme de Néandertal. L’utilité et le sens de cette installation reste jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.

Partant de cette énigme venue du Paléolithique, l’artiste choisit de reprendre les gestes «élémentaires» de ces premiers architectes, en se concentrant sur les principes d’assemblage, de section, de construction et de délimitation d’un espace, à travers une esthétique étrange et primitive.

Posées sur les tables de minéralogie du muséum, les œuvres évoquent la disposition des stalagmites brisées de Bruniquel et cherchent à dialoguer, par la forme, avec ce curieux message venu de l’aube de l’humanité

Le point de départ de ce travail fut ma découverte de la structure souterraine de Bruniquel grâce au film de Luc-Henri Fage, Néandertal : le mystère de la grotte de Bruniquel.Vieille de 176 500 ans, cette composition de stalagmites sectionnées, alignées ou empilées, fut réalisée dans une grotte de la vallée de l’Aveyron par l’homme de Néandertal. L’utilité et le sens de cette installation reste jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.Ce qui m’a intéressé dans cet ouvrage c’est justement le mystère qui l’entoure : c’est un message incompréhensible et étonnant venu de la nuit des temps. J’ai eu envie de correspondre avec cette œuvre laissée par Néandertal, en reprenant son langage plastique primitif mais dans un contexte contemporain.Je me suis ainsi concentré sur les principes de section, connexion, association, composition, collage, dans un travail sur papier et en volume. On retrouve l’élément liquide, la goutte, à l’origine des stalagmites de Bruniquel, repris par dilution à la gouache ou par coulures sur les céramiques. J’ai créé un ensemble de formes fragmentaires et presque « informes », qui semblent aléatoires ou issues d’un processus organique, inspirées par l’aspect naturel et quelque peu chaotique des stalagmites choisies par Néandertal. Ces formes se rapprochent de signes, les signes d’une langue visuelle rudimentaire.Un parallèle est apparu à mes yeux, entre la forme de la grotte, où Néandertal fit son assemblage de stalagmites, et sa boîte crânienne, lieu de connexions d’idées, siège des inventions, point de départ de ses créations. Ainsi, connexions de stalagmites et ensemble neuronal sont associés dans mon esprit, et forment un lieu de fantaisie, de surprises et de secrets. Les collages multicolores, enfermés dans des cadres à l’esthétique brute, représentent cet espace.Mon travail devait être présenté en parallèle de l’exposition « Néandertal » mais les confinements successifs ont décalé leur présence au muséum. L’ensemble est placé sur les tables de minéralogie du rez-de-chaussée, évoquant la disposition désordonnée des stalagmites de Bruniquel et s’intégrant dans les étrangetés minérales de la collection permanente.
Johann Bertrand Dhy

01.jpg04.jpg03.jpg02.jpg


Pour ce deuxième long format week-end d'Europ'Cast consacré aux premiers européens, vous découvrirez l'exposition « Néandertal » du Muséum d'Histoire naturelle de Nantes

> en savoir plus...


Coloradio au muséum...

> en savoir plus...


Conférence « Roc-en-Pail, une fenêtre ouverte sur Néandertal » :

Pendant l’hiver 1870-1871, il y a presque 150 ans, était découvert le site paléolithique de Roc-en-Pail à Chalonnes-sur-Loire.  Avec près de 5 mètres de couches archéologiques accumulées, il présente la plus longue stratigraphie connue pour le Paléolithique moyen et est le seul site de la région à avoir livré des restes d’hommes de Neandertal. Depuis 2014, la reprise de la fouille du site ouvre une fenêtre unique sur les premiers peuplements de l’Anjou.
Par Sylvain Soriano, directeur de recherche CNRS, Équipe Anthropologie des Techniques, des Espaces et des Territoires au Pliocène et Pléistocène.
> Mardi 13 octobre à 19h
GRATUIT


La Bibliothèque scientifique du muséum propose une bibliographie "Néandertal"